Pollution

Santiago est l’une des métropoles les plus polluées d’Amérique latine. La capitale chilienne, comptant plus de 6 millions d’habitants, et la région métropolitaine en général sont particulièrement touchées, surtout en hiver (mai à aout). La pollution est essentiellement due à l’intensité du trafic routier et à la situation géographique de Santiago, localisée dans une vallée entre deux montagnes, ce qui empêche la dispersion des polluants.

Le site World Air Quality propose une carte visuelle de la qualité de l’air au Chili en temps réel.

Cependant, la capitale a adopté des lois afin de diminuer les niveaux de pollution atmosphérique. Avec le plan « Santiago Respire » lancé en 2016, le gouvernement prévoit en effet de diminuer les émissions de particules fines de 60% d’ici 10 ans, notamment via la restriction de la circulation automobile, l’interdiction d’utiliser du chauffage à bois, ainsi qu’une réglementation plus stricte sur les émissions de polluants par les industriels.

 

Il existe plusieurs degrés d’alertes pollution, avec des mesures d’urgence différentes :

Restriction durant tout l’hiver (mai-août) pour les véhicules anciens

Les autorités chiliennes ont défini un périmètre, délimité par les avenues Américo Vespucio (sur, norte et oriente), à l’intérieur duquel des restrictions de circulation sont en vigueur du lundi au vendredi de 7h30 à 21h. Ces restrictions s’appliquent en fonction du dernier chiffre de la plaque d’immatriculation des véhicules.

Note : les avenues qui délimitent le périmètre ainsi que les autoroutes qui le traversent ne sont pas comprises dans l’interdiction. Il est donc possible d’emprunter les avenues Américo Vespucio, ainsi que la Costanera Norte et l’Autopista Central.

Périmètre Américo Vespucio

 

  • De mai à août, qu’il y ait une alerte ou non : une partie des véhicules avec des pots catalytiques et dont la date d’enregistrement de la plaque est antérieure au 1er septembre 2011 ne sont pas autorisés à circuler à l’intérieur du périmètre. Cette restriction affecte un numéro par jour (10% des véhicules concernés, voir tableau ci-dessous).

 

  • Les voitures non équipées d’un pot catalytique et les motos datant d’avant 2002 ne sont pas autorisées à circuler dans le périmètre sauf les jours fériés, et ce peu importe le dernier numéro de la plaque d’immatriculation. En dehors de ce périmètre, mais au sein de la province de Santiago et des communes de Puente Alto et San Bernardo, des restrictions sont appliquées en fonction du dernier numéro de la plaque entre 7h30 et 21h. Ces restrictions affectent quatre chiffres par jour (40% des véhicules concernés, voir tableau ci-dessous).

 

  • Certaines motos enregistrées entre 2002 et le 1er septembre 2010 ne sont pas autorisées à circuler à l’intérieur du périmètre. Cette restriction affecte deux chiffres par jour (voir tableau ci-dessous).

 

Alerta ambiental (1er niveau de pollution)

Chaque jour, quatre numéros de véhicules avec pots non catalytiques sont interdits de circulation, ce qui ne change rien en hiver. A partir de ce niveau de pollution, l’utilisation de chauffage à bois et les combustions agricoles sont interdites.

Preemergencia

En plus des limitations de circulation ci-dessus, la restriction pour les véhicules avec pots non catalytiques s’étend à six chiffres par jour. A partir de ce niveau de pollution, les autorités recommandent de ne pas faire d’activité physique.

Emergencia

En plus des limitations de circulation ci-dessus, la restriction pour les véhicules avec pots non catalytiques s’étend à huit chiffres par jour et la restriction pour les véhicules avec pots catalytiques s’étend à deux chiffres par jour.

 

Les véhicules avec des pots catalytiques enregistrés à partir de 2012 sont toujours exemptés de restrictions, même en cas de preemergencia et emergencia.

Vous trouverez plus d’informations sur le site de la Unidad Operativa de Control de Transito. Le Ministère des Transports et des Télécommunications est très actif sur Twitter et de nombreuses informations sont transmises via le compte officiel.

Vous pouvez entrer le numéro de votre plaque d’immatriculation sur le site du Ministère des Transports et des Télécommunications afin de connaître les jours durant lesquels vous êtes affecté.

 

Amendes

Le respect des restrictions est contrôlé par la police, mais également par des caméras placées sur les grands axes de circulation. En cas de non respect, vous paierez une amende comprise entre 1 et 1,5 UTM, ce qui représente entre $47,000 et $71,000 (voir notre article dédié sur l’UTM). Pour savoir si vous avez une amende, vous pouvez rentrer votre plaque d’immatriculation sur le site du Ministère de la Justice.

Si vous utilisez votre voiture et empruntez une autoroute, attention à ne pas emprunter une sortie d’autoroute située à l’intérieur du périmètre, il est probable que les caméras de contrôle des accès autoroutiers soient utilisées à cette fin.