Les risques naturels

Etant donné la situation géographique du Chili, le pays est sujet à de nombreux risques naturels : séismes, tsunamis, inondations, incendies, éruptions volcaniques, risques liés à la rupture des glaciers, etc.

Pas de panique cependant, le pays et ses habitants sont préparés à ces risques, et si vous suivez les consignes présentées dans cet article, vous ne devriez pas avoir de problèmes particuliers.

Risques sismiques

Le Chili est l’un des pays au monde qui a la plus forte activité sismique. Le pays est en effet situé sur la jointure entre deux plaques tectoniques et fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Depuis 2010, le Chili a ainsi connu trois séismes d’intensité supérieure à 8 (8,8 en 2010 ; 8,2 en 2014 et 8,3 en 2015). Le pays est bien préparé à l’éventualité d’un séisme. Une politique stricte de construction antisismique est en vigueur dans tout le pays, ce qui a considérablement limité le nombre d’effondrements et de victimes.

Que faire en cas de séisme ?

Si vous êtes à l’intérieur d’un bâtiment :

  • Si c’est une vieille construction : sortez et éloignez-vous du bâtiment, qui risque de s’effondrer. Assurez-vous que rien ne puisse vous tomber dessus.
  • Si c’est une construction moderne : restez dans le bâtiment, éloignez-vous des fenêtres et de tout objet/meuble susceptible de vous tomber dessus. L’idéal est de s’abriter sous une table ou un lit solide, ou dans l’encadrure d’une porte. Dans un immeuble, ne prenez pas les ascenseurs. Les escaliers sont conçus pour l’évacuation en cas d’incendie, et non pour résister à un séisme (contrairement à la structure du bâtiment). Evitez de les emprunter tant que la terre tremble.
  • Si vous êtes dans un lieu public : restez assis si vous êtes au cinéma, éloignez-vous des rayonnages si vous êtes dans un magasin. Evitez les mouvements de foule, qui sont souvent meurtriers. Ne vous précipitez pas vers la sortie et ne prenez pas l’ascenseur.

Si vous êtes à l’extérieur :

  • Restez dehors et réfugiez-vous dans un endroit dégagé, à l’écart des immeubles et de la foule.
  • Si vous êtes en voiture : garer votre voiture dans un endroit assez sûr, à l’écart des immeubles ou des ponts, en vous assurant de ne pas bloquer la route. Restez à l’intérieur de votre véhicule et écoutez la radio pour être au courant des consignes des autorités.

Note pour les parents stressés :

  • Les lycées, collèges, écoles ont tous des plans d’urgence séisme et tsunami.
  • Tous ces établissements répondent à des normes antisismiques bien supérieures à votre logement, surtout si celui-ci est ancien.
  • Les instituteurs et personnels éducatifs sont formés pour assurer l’évacuation des enfants jusqu’au(x) point(s) de rassemblement prévu(s), afin de pouvoir les compter et de s’assurer qu’il ne manque personne.
  • Le risque de réplique, et/ou de tsunami en bord de mer est élevé.

Si vos enfants sont à l’école lors d’un séisme majeur, ILS Y SONT PLUS EN SECURITE qu’à vos côtés.

En vous précipitant à l’école pour aller chercher vos enfants :

  • vous perturbez le plan d’évacuation de l’établissement et ajoutez à la confusion.
  • vous courrez le risque d’un accident de circulation.
  • vous risquez de trouver la grille de l’établissement fermée, comme c’est la procédure en cas d’urgence.

Si vous tenez absolument à aller chercher vos enfants, n’emmenez pas sans autorisation et sans prévenir les enfants de votre voisin(e) ou ami(e) sous prétexte de les ramener chez eux. Vous ne savez pas si les parents sont en route pour venir chercher leurs enfants. Dans le doute, laissez-les sous la responsabilité de l’établissement.

Tsunamis

Les tsunamis sont souvent causés par les tremblements de terre et sont la plupart du temps plus meurtriers que ces derniers. Le tremblement de terre de 2015 a notamment été suivi d’un tsunami. Le Chili dispose d’un système d’alerte par SMS et via des sirènes. Le site www.onemi.cl permet de se tenir informé et de se préparer à l’éventualité d’un tsunami.

Que faire en cas de tsunami ?

Si vous êtes au bord de la mer et qu’un tremblement de terre vient de se produire, dirigez-vous immédiatement vers l’intérieur des terres et abritez-vous dans un lieu en hauteur. Si vous voyez que la mer recule ou que le niveau de la mer baisse, n’attendez pas que l’alerte tsunami soit déclenchée et éloignez-vous du bord de l’eau : il vous reste à peine quelques minutes avant que le tsunami frappe la côte. Si une alerte tsunami est déclenchée, suivez les panneaux d’évacuation et écoutez la radio pour connaître les instructions des autorités.

Risques volcaniques

Le Chili comprend plus de 2000 volcans, dont le plus haut du monde, Ojos del Salado, qui culmine à 6893m. Environ 500 sont toujours actifs.

Ojos del Salado

La dernière éruption remonte à 2015, lorsque le volcan Cabulco s’est réveillé après 43 ans de sommeil.

Volcan Cabulco

Tempêtes

Les tempêtes s’accompagnent souvent de pluies torrentielles et peuvent causer des glissements de terrain. En 2015, le Chili a été frappé par une tempête, faisant plusieurs morts.

Inondations

De fortes précipitations peuvent engendrer des inondations et glissements de terrain. Des inondations en février 2017 dans la capitale Santiago ont notamment privé 5 millions de Chiliens d’eau courante pendant plusieurs heures à plusieurs jours selon les zones.

Incendies

En été, la sécheresse, les vents violents et les températures extrêmes favorisent les incendies et la propagation des flammes. En janvier 2017, des incendies ont notamment ravagé le centre du Chili.