Système de santé au Chili

Les infrastructures médicales du Chili sont parmi les meilleures d’Amérique du Sud, surtout dans la capitale Santiago, où les standards de santé sont élevés. Les données collectées par l’Organisation Mondiale de la Santé classent le système de santé chilien 33ème sur 190 pays. Un classement similaire à des pays comme l’Australie ou le Danemark. Beaucoup de médecins ont suivi une partie de leur cursus à l’étranger et parlent anglais.

Si vous travaillez au Chili en contrat local, vous devrez souscrire à un régime de santé, soit public, soit privé. Environ 7% de votre revenu mensuel brut (ou de votre pension si vous êtes retraité) est affecté au régime de santé.

Vous aurez tout d’abord besoin d’obtenir un numéro d’identité chilien (le RUT ou RUN, voir notre article sur ce sujet). Vous ne pouvez en effet pas vous enregistrer à un régime de santé, qu’il soit public ou privé, sans cet identifiant. Bien sûr, vous pouvez toujours avoir accès aux services d’urgence, en tant que touriste ou nouveau résident. Vous aurez à payer pour ces services, et serez éventuellement remboursé si vous avez souscrit à une assurance voyage ou santé internationale.

Si vous venez d’arriver et avez trouvé un travail, mais que vous n’avez pas encore votre numéro RUT du Registre Civil, vous pouvez tout de même vous enregistrer dans le régime privé. Ils vous octroieront un numéro temporaire pour vous permettre de commencer à cotiser.

Vous devez décider entre système de santé public et privé. Les deux systèmes ont des services d’urgence, qui vous recevront en cas de problème inopiné. Un formulaire (pagare) est parfois requis à votre arrivée, pour garantir le paiement des frais, et les détails de votre couverture santé vous seront demandés avant toute consultation.

Une distinction importante à faire au Chili :

  • Un ‘Hospital’ est financé sur des fonds publics,
  • Une ‘Clinica’ est une institution privée, souvent avec une qualité de service supérieure.

Régime de santé public au Chili : le système FONASA

Le régime de santé public s’appelle FONASA, pour “Fondo Nacional de Salud”. Les personnes adhérant à ce régime (chiliennes ou étrangères) ont accès à un réseau d’hôpitaux, ainsi qu’à certaines cliniques et centres de soin. Seules les personnes titulaires sont remboursées. Les personnes à charge (conjoint et/ou enfants) doivent être enregistrées comme telles pour obtenir un remboursement.

Les citoyens chiliens et les étrangers résidents au Chili ont tous accès à ce régime de santé s’ils le souhaitent. Cependant, bien que la qualité des soins soit bonne, le temps d’attente pour une opération dans un hôpital public peut être long. Aussi, beaucoup de personnes choisissent une couverture de santé privée à la place.

Quel montant devrais-je payer si je choisis le régime public FONASA?

Si vous choisissiez le système public, vous devrez payer chaque mois 7% de votre revenu imposable, avec un plafond de 4,921 UF (soit environ $150,000, plus d’infos sur la valeur de l’indicateur UF ici).

Régime de santé privé au Chili : les ISAPREs

Les expatriés ne travaillant pas avec un contrat local, ou ceux non résidents, n’ont pas accès au système de santé public (FONASA). Ils doivent donc soit opter pour une assurance santé internationale (non traitée dans cet article), ou pour le régime de santé privé du Chili.

Il faut noter que la plupart des étrangers choisissent ce régime, même ceux qui sont éligibles au système de santé public, afin de recevoir une meilleure qualité de soin et de service. De plus, il est plus facile d’avoir accès à des médecins parlant français ou anglais dans les cliniques privées.

Le système privé est constitué de sociétés d’assurance santé, qui sont appelées les ISAPREs, l’acronyme de Instituciones de Salud Previsional. Il y a 13 ISAPREs en tout sur le marché. Environ la moitié sont “fermées”, c’est à dire qu’elles ont le statut ISAPREs, mais ne sont pas accessibles au public car elles ne travaillent qu’avec les employés de certains secteurs. Par exemple, certaines ISAPREs sont réservées aux sociétés minières.

Les ISAPREs auxquelles vous pouvez souscrire sont :

  • Banmédica
  • Colmena Golden Cross
  • Más Vida
  • Vida Tres
  • Cruz Blanca
  • Consalud
  • Ferrosalud

Ces ISAPREs vous donnent accès à la plupart des institutions de santé privées du Chili, les “Clinicas”. Attention cependant, chaque ISAPRE vous propose différents plans, et le niveau de couverture dans chaque clinique dépend de l’ISAPRE et du plan.

Nous vous conseillons donc de ne pas vous fier à l’avis d’un(e) ami(e) pour choisir une ISAPRE. En effet, sa situation personnelle peut être différente de la votre. La clinique où il se soigne également. Chaque ISAPRE ayant des accords spécifiques avec chaque clinique, la meilleure ISAPRE pour vous et votre famille peut être différente de celle de votre ami(e).

Quel montant devrais-je payer si je choisis le régime privé ISAPRE ?

Si vous choisissiez le système privé, la cotisation dépend complètement du plan de santé que vous choisissez. Cela peut être supérieur à 7%, auquel cas vous devrez payer un supplément. En général, c’est inférieur, surtout pour les gros salaires. Dans ce cas, comme vous êtes tenu de payer 7% légalement (avec un cap à 4,921 UF comme la FONASA), l’ISAPRE vous crédite sur un compte spécial des « excedentes de salud » (excédents de santé). Vous ne pouvez pas retirer cet argent, mais vous pouvez l’utiliser dans la ou les chaines de pharmacie partenaires de l’ISAPRE pour acheter des produits de parapharmacies.

Y a-t-il un classement des ISAPREs au Chili ?

Les ISAPREs au Chili sont encadrées et supervisées par l’agence gouvernementale de santé, baptisée “SuperIntendencia de Salud”. Cette agence maintient une liste des amendes infligées et des déclarations abusives des ISAPREs. Cependant, il n’y a pas de classement officiel des ISAPRE au Chili. Ceci vient du fait que le classement est différent en fonction des critères de chaque personne.

Qu’est ce que la CAEC (Cobertura Adicional para Enfermedades Catastróficas) ?

La CAEC signifie “Couverture Additionnelle en cas de maladies catastrophiques. C’est une assurance complémentaire visant à couvrir ce que les assureurs appellent le “gros risque”, à savoir les maladies qui surviennent rarement mais sont très couteuses en frais médicaux. La CAEC permet de financer jusqu’à 100% du cout d’hospitalisation et d’opération, sur le territoire chilien uniquement. Cette assurance possède une franchise, elle n’est généralement pas au premier euro. Cependant, vu les couts médicaux au Chili, cela peut valoir le coup (et le cout aussi).

Pour plus d’infos, voir nos autres articles :

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