Visa de travail pour le Chili

Au Chili, qu’est-ce qu’un visa de travail ?

Un visa de travail est une autorisation administrative permettant à un ressortissant étranger de venir travailler au Chili.

Quels sont les différents types de visa de travail au Chili ?

Le Chili est assez enclin à accueillir des travailleurs qualifiés étrangers, si bien que plusieurs types de visa de travail existent, plus ou moins difficiles à obtenir.

Visa sujet à contrat de travail

Le visa de travail le plus accordé au Chili est le visa de résident sujet à contrat de travail, qui permet aux étrangers de venir vivre au Chili et de travailler avec un contrat de travail signé uniquement avec une entreprise chilienne.

Vous pouvez demander ce visa une fois au Chili ou bien en étant encore à l’étranger, par le biais d’un consulat. Le visa sujet à contrat de travail est valable un ou deux ans, renouvelables.

Attention :

  1. Vous n’êtes éligible à ce visa qu’à condition que vous ayez déjà un contrat de travail signé. Par ailleurs, le contrat doit comporter certaines clauses spécifiques, et vous ne pouvez notamment pas commencer à travailler tant que le département d’immigration n’a pas formellement reçu vos documents.
  2. Le visa ne vous permet alors de travailler que pour l’employeur avec lequel vous avez signé le contrat. Ce visa permet également à la famille du travailleur (conjoint(e) et enfants) de venir s’installer au Chili, à condition que vous ayez les moyens financiers suffisants pour les prendre à charge. Cependant, les membres de la famille du travailleur n’ont pas le droit d’effectuer des activités rémunérées au Chili.
  3. Si l’une des parties décide de rompre le contrat, le visa expire automatiquement. A partir du jour de rupture, le travailleur a 30 jours pour demander un nouveau visa ou pour quitter le pays. En conséquence, si vous décidez de changer d’employeur au Chili, vous devrez demander un autre visa en présentant un nouveau contrat de travail. Il n’y a pas de limite du nombre de changements d’employeurs que vous pouvez effectuer, à condition que la demande soit effectuée correctement.

Visa temporaire

Si vous venez travailler au Chili pour le compte d’une société étrangère, en demeurant salarié de la société étrangère, la procédure est plus complexe. Il vous faudra demander un visa temporaire. Cela recquiert notamment :

  • Une lettre notariée via laquelle la société étrangère s’engage à prendre en charge tous les frais associés à votre séjour au Chili
  • Une lettre d’invitation notariée de la société Chilienne qui vous reçoit.

Ainsi, si vous envisagez de développer la filiale chilienne d’une société étrangère, nous vous conseillons d’anticiper la création de la structure juridique au Chili via un avocat.

PET : permis de travail en tant que touriste

Il ne s’agit pas d’un visa, mais d’un permis de travail d’une durée d’un mois, renouvelable autant que nécessaire (mais avec la nécessité d’aller au département d’immigration tous les mois).

Ce permis coûte 150% d’un visa de travail classique. Il n’est donc applicable que dans de très rares cas. Il est principalement utilisé par les sociétés étrangères qui ont besoin d’envoyer des employés pour une courte période au Chili. C’est le cas par exemple de spécialistes sur une technologie, ou d’un besoin ponctuel de pallier à un manque de main d’oeuvre pour finir un projet, en transférant des employés d’une autre filiale.

Attention à ne pas confondre ce permis avec le permis de travail avec visa en tramite.

Et si je veux venir chercher du travail au Chili ?

Dans cette situation, le visa sujeto a contrato mentionné ci-dessus n’est pas applicable. Sauf si votre profil est si intéressant que la société est prête à vous signer un contrat et à attendre 2 à 3 mois que vous receviez votre permis de travail.

Il existait, jusqu’en 2018 (voir ci-dessous), la possibilité de solliciter un visa avec une promesse d’embauche. Cette possibilité ayant fait l’objet de nombreux abus, elle a été définitivement supprimée.

Certains intermédiaires peu scrupuleux vendent des contrats de travail signés entre vous et une société factice. Le département d’immigration n’est pas dupe et détecte rapidement ces sociétés quand plusieurs dizaines de demandes de visa reliées à la même société sont enregistrées en même temps. Pour obtenir le visa, des documents supplémentaires vous seront demandés comme un certificat des RH ou des justificatifs de cotisation employeur, que vous ne pourrez bien entendu pas fournir. A éviter donc.

La seule option disponible est de demander un visa temporaire. Il existe plus d’une quinzaine de visas temporaires. Voir notre article dédié. Nous en citons quelques-uns ci-dessous, qui ont été créés spécifiquement lors de la dernière réforme migratoire.

Evolution du visa de travail au Chili ?

En 2018, le gouvernement chilien a adopté une nouvelle loi sur l’immigration, qui a eu des répercussions sur les visas de travail. De ce fait, depuis avril 2018, si vous êtes entrés au Chili en tant que touriste, il ne vous est plus possible de le faire évoluer en visa de travail une fois sur place (sauf le cas particulier mentionné ci-dessus d’une société prête à attendre pour vous embaucher).

Cependant, trois nouveaux visas ont été créés lors de la réforme, et sont entrés en vigueur en août 2018. Les 3 types de visas sont à solliciter via un consulat du Chili à l’étranger et sont renouvelables une fois. Ces visas permettent aux étrangers qualifiés n’ayant pas de contrat signé avec une entreprise de venir chercher du travail au Chili :

  • Le Visa Temporaire d’Opportunités : ce visa permet aux professionnels de venir s’installer au Chili pendant 1 an afin d’y chercher du travail. Sachez que pour ce visa, vous devrez présenter un diplôme d’espagnol de niveau B1 minimum.
  • Le Visa Temporaire d’Opportunités pour Entrepreneurs : tout comme le visa précédent, celui-ci permet aux entrepreneurs souhaitant créer leur entreprise, investir et vivre au Chili de venir s’y installer afin de monter leur projet. Si vous considérez ce visa, sachez que vous devrez vous engager à investir 91 400€ durant votre première année sur place. Tout comme pour le visa précédent, un diplôme d’espagnol de niveau B1 minimum est requis.
  • Le Visa Temporaire d’Orientation Internationale : ce visa est destiné aux professionnels diplômés de l’une des 150 meilleures institutions académiques listées ici. Il leur permet de s’installer sur le territoire chilien pendant 1 an afin d’y chercher du travail.

Si vous voulez plus d’informations sur les prix, les conditions requises et les documents à fournir afin d’obtenir ces types de visa, vous pouvez lire notre article dédié.